Finances publiques, déficit et dette
Retour à l'équilibre budgétaire, niveau de dépenses, dette, Fonds des générations et capacité de financer les services publics.
Le budget 2026-2027 prévoit encore un déficit, tandis que le gouvernement vise un retour à l'équilibre d'ici 2029-2030. Les choix de dépenses et de revenus seront donc centraux dans les programmes électoraux.
- À quelle vitesse revenir à l'équilibre budgétaire?
- Faut-il réduire, maintenir ou augmenter certaines dépenses?
- Quel rôle pour le Fonds des générations?
- Quelle trajectoire de dette est acceptable?
- Comment financer les nouvelles promesses électorales?
Le budget 2026-2027 est présenté comme un budget responsable combinant investissements prioritaires et trajectoire de redressement des finances publiques.
Réduire les déficits par des économies de dépenses. Le PCQ annonce un plan d'économies de 47 G$ sur cinq ans (communiqué du 13 août 2026, encore cité le 2 octobre) tout en disant préserver les services publics. Le cadre financier officiel du parti (p.7, ligne 26, « Sous-total - Dépenses ») chiffre à 36 518 M$ le sous-total NET des engagements affectant les dépenses sur cinq ans — un périmètre différent, qui inclut aussi des hausses de dépenses (ex. plan de soins à domicile, ajout de médecins). Les deux chiffres mesurent des choses différentes; le second ne remplace ni n'annule le premier.
Viser un retour à l'équilibre budgétaire en 2029-2030 tout en protégeant les services prioritaires et en réallouant certaines dépenses. Communiqué du 1er octobre 2026 (réaffirmation de mesures déjà annoncées) : création d'une démarche de révision des programmes et de la fiscalité des entreprises (« Efficacité Québec ») et nomination d'un directeur parlementaire du budget. La transformation/souveraineté numérique annoncée dans le même communiqué est traitée dans l'enjeu Économie, pas dupliquée ici.
Viser l'équilibre budgétaire en 2028-2029 en réduisant certaines dépenses administratives, tout en maintenant les versements au Fonds des générations.
Refuse une stratégie d'austérité et propose de financer davantage les services publics par une contribution accrue des très grandes fortunes.
Doubler l’enveloppe du Programme de partage des revenus des redevances sur les ressources naturelles de 38 M$ à 76 M$ par année à compter de 2027, en priorisant les régions productrices.
Porter le PQI à 180 G$, soit 13 G$ de plus, et consacrer 75 % au maintien des actifs.
Auditer l’ensemble des projets informatiques en cours du gouvernement du Québec afin d’identifier les dépassements de coûts, les risques de gestion et les projets nécessitant une intervention ou une révision.
Le cadre financier du Parti Québécois prévoit un retour à l’équilibre budgétaire en 2028-2029, soit un an plus tôt que ne l’exige la Loi sur l’équilibre budgétaire, notamment grâce à une réduction de 6,6 G$ des dépenses liées à la bureaucratie. Le PQ maintient les versements au Fonds des générations ainsi que des provisions pour éventualités de 5 G$, et affirme que son plan permettra d’atteindre les cibles de réduction de la dette prévues par la loi.
Mettre en œuvre un plan de réduction des dépenses et subventions, annoncé à 47 G$ sur cinq ans (communiqué du 13 août 2026) sans, selon le parti, couper dans les services publics. Le cadre financier final du PCQ (p.7, ligne 26) chiffre séparément à 36 518 M$ le sous-total net des engagements affectant les dépenses sur cinq ans, un périmètre qui inclut des hausses de dépenses compensatoires (ex. soins à domicile, ajout de médecins et d'IPS). Les deux montants coexistent dans les documents du parti; aucun ne doit être présenté comme ayant remplacé l'autre.
Liquider le Fonds du développement économique et recentrer Investissement Québec comme prêteur de dernier recours.
Réviser l’ensemble des programmes et encadrer la croissance des dépenses pour générer 23,5 G$ d’économies sur cinq ans.
Instaurer un gel permanent des embauches et réduire graduellement les effectifs de 5,6 % par année, principalement par attrition.
Réviser les programmes, abolir le FECC et exiger qu’un nouveau programme soit accompagné d’une économie équivalente.
Limiter la croissance des dépenses à l’inflation plus la croissance démographique, avec un effort additionnel jusqu’au déficit zéro.
Accélérer la numérisation de l’État et l’utilisation de l’IA afin de réduire les coûts administratifs.
Atteindre le déficit zéro au plus tard à la fin d’un mandat de quatre ans. Le cadre financier électoral du PCQ confirme et chiffre ce retour à l’équilibre budgétaire dès 2029-2030, sans écart à résorber ni hausse non confirmée des transferts fédéraux. Le parti maintient 8 G$ de provisions pour éventualités sur cinq ans et les versements au Fonds des générations, et chiffre à 11 166 $ l’économie moyenne en impôts et taxes par ménage durant le premier mandat.
Imposer annuellement la fortune du 0,1 % des ménages les plus fortunés à partir de 25 M$; le parti estime les revenus à 5 G$ par année pour financer l’éducation publique.
Réduire l’effectif de la fonction publique d’environ 12 000 postes équivalents temps complet sur cinq ans, principalement dans la gestion et l’administration, par attrition, départs volontaires, élimination de doublons, simplification des processus et recours accru à l’intelligence artificielle, tout en protégeant les services directs à la population.
Évaluer dès le départ le mode de réalisation offrant la meilleure valeur pour chaque projet public de plus de 10 M$, incluant les modes collaboratifs et les PPP; créer un catalogue québécois de modèles et composantes standardisés; annoncer plus tôt les intentions gouvernementales de rénovation et de construction; déposer un projet de loi inspiré de Q5 pour permettre une autorisation gouvernementale unique aux projets prioritaires d’envergure nationale.
Mettre fin à l’obligation uniforme imposant trois jours de présence au bureau à l’ensemble des fonctionnaires québécois. Un gouvernement Milliard remplacerait cette règle par une approche flexible où les gestionnaires détermineraient le niveau de présence requis selon la nature du travail, la qualité des services, la collaboration et les résultats attendus.
Le cadre financier de Québec solidaire fixe un objectif de retour à l’équilibre budgétaire en 2029-2030.
Viser un retour à l'équilibre budgétaire en 2029-2030; entreprendre une révision des programmes gouvernementaux et de la fiscalité des entreprises via une démarche nommée « Efficacité Québec »; nommer un directeur parlementaire du budget pour renforcer la confiance du public envers le processus budgétaire. Communiqué du 1er octobre 2026, présenté par le PLQ comme un rappel de mesures déjà annoncées, pas comme quatre nouveautés. La transformation/souveraineté numérique annoncée dans le même communiqué est suivie séparément sous l'enjeu Économie, pas dupliquée ici.
Geler le salaire des députés, des ministres et des dirigeants des principales sociétés d'État jusqu'au retour à l'équilibre budgétaire. Présentée le 3 octobre 2026 comme le premier projet de loi d'un gouvernement du Parti Québécois. Aucun montant d'économie n'est annoncé par le parti.
Réduire les coûts récurrents en trois ans, pour 1,6 G$ par année à terme et 4,7 G$ par mandat.
Créer un Directeur parlementaire du budget au sein de l’équipe de la Vérificatrice générale.
Abolir plus de 2 900 postes additionnels, surtout par un programme volontaire de retraite dès 55 ans, sans viser les réseaux de la santé, de l’éducation et de l’enseignement supérieur.
Rehausser le PQI à 195 G$ sur dix ans à compter de 2027.
Affecter 75 % du PQI au maintien jusqu’à ce qu’au moins 80 % des infrastructures publiques soient dans un état satisfaisant ou meilleur.
Modifier la Loi sur les infrastructures publiques afin que le PQI repose sur un horizon de planification de 25 ans.
Créer un volet « collectivités minières » transférant aux régions 10 % des revenus de redevances minières.
Chronologie des déclarations
Éléments documentés sur cet enjeu, dans l’ordre des dates. Cette chronologie n’indique ni changement de position, ni contradiction, sauf lorsqu’une source attribuée le dit explicitement. Elle ne couvre que les entrevues, débats et sources recensés : un parti absent d’une date n’a pas nécessairement gardé le silence. Méthodologie.
- Source publiéeCAQ
Coalition avenir Québec — Un budget responsable, centré sur les priorités des Québécois
- Source publiéeCAQ
Coalition avenir Québec — Le gouvernement Fréchette présente son bilan et répond aux priorités des Québécois
- Source publiéePCQ
Parti conservateur du Québec — Le PCQ s'engage à faire un grand ménage dans les dépenses publiques sans couper dans les services publics
- Source publiéePCQ
Parti conservateur du Québec — Cadre financier officiel du PCQ 2026 (p.7, ligne 26)
- EntrevuePCQ
Ramène le total à un pourcentage et aux subventions aux entreprises, sans démonstration secteur par secteur.
- EntrevuePQ
Oui implicitement; défend toute économie de bureaucratie et son réinvestissement dans les services.
- EntrevuePQ
Précise qu’elle vise la dépense de l’État et du secteur public.
- Source publiéePLQ
Parti libéral du Québec — Un cadre financier réaliste pour réparer les finances publiques et bâtir l'avenir économique du Québec
Afficher les 2 autres éléments (suite de la chronologie)
- Troisième débat : quels changements, quels moyens et quels résultats?
- Véo à l'Université de Sherbrooke : 100,6 M$ estimés, mais quel est le budget réellement approuvé?
- Deux débats, cinq chefs : ce qui s’est précisé — et ce que les vérifications montrent
- SIFA : LGS, déjà au cœur de SAAQclic, remporte un autre mégacontrat informatique
- Pierre Fitzgibbon : la carte cumulative des décisions et des conflits d’intérêts
- Mâchurer : le dossier fermé, l’histoire inachevée
- SAAQclic et les travaux en Inde : ce que les documents prouvent — et ce qu'ils ne prouvent pas
- Troisième lien : au moins 47,3 M$ dépensés, mais pour quoi exactement?
- Christine Fréchette peut-elle vraiment tourner la page du gouvernement Legault?
- Qui répond de nos milliards? Au Québec, les contrôles existent, mais la responsabilité se dissout