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CAMPAGNE

La CAQ confie à l'influenceur Olivier Primeau une tournée électorale parallèle auprès des entrepreneurs

À six semaines du scrutin, la CAQ recrute l'influenceur et entrepreneur Olivier Primeau pour une tournée terrain dédiée aux entrepreneurs, alors que le parti peine à progresser dans les sondages sous Christine Fréchette.

21 août 2026·Équipe Le Québec Vote

À six semaines du scrutin du 5 octobre, la Coalition avenir Québec confie à l'entrepreneur et influenceur Olivier Primeau une tournée dédiée aux gens d'affaires. La démarche, inhabituelle pour un parti politique québécois, survient alors que la CAQ peine à progresser dans les intentions de vote sous sa nouvelle cheffe, Christine Fréchette. La Coalition avenir Québec (CAQ) a confirmé le 21 août avoir recruté l'entrepreneur et influenceur Olivier Primeau pour mener une tournée à travers le Québec au nom du parti, à l'approche des élections générales du 5 octobre. M. Primeau ne sera pas candidat : il agira plutôt à titre de représentant terrain, en parallèle de la campagne officielle menée par la cheffe du parti et première ministre, Christine Fréchette. Une caravane dédiée aux entrepreneurs Selon les informations rapportées par La Presse et Radio-Canada, M. Primeau sillonnera la province à bord d'une caravane aux couleurs du parti, surnommée la « Primeau mobile ». Il ira à la rencontre d'entrepreneurs dans différentes circonscriptions pour discuter de leurs préoccupations, notamment la réduction de la « paperasse administrative » et les moyens de faciliter la vie des gens d'affaires — des thèmes que la CAQ met de l'avant depuis sa fondation. Le cachet versé à l'influenceur respectera les règles électorales encadrant les dépenses de campagne, mais les sommes reçues devront être remises à un organisme caritatif, selon les informations rapportées. Sa participation à la campagne l'obligera par ailleurs à mettre en veilleuse certains de ses projets personnels, dont ceux liés à la gestion des ressources en eau au Québec, un sujet qu'il a déjà abordé publiquement. M. Primeau a refusé de commenter directement son nouveau rôle lorsque sollicité par les médias. Rappelons qu'en janvier dernier, au moment de la démission de François Legault, M. Primeau avait écarté l'idée de briguer lui-même la chefferie de la CAQ. Ce poste est finalement revenu à Christine Fréchette, élue à la tête du parti en avril et devenue la deuxième femme à occuper les fonctions de première ministre du Québec. Une stratégie qui contourne les médias traditionnels Le recours à une figure connue avant tout pour sa présence sur les réseaux sociaux, plutôt que pour une expérience politique traditionnelle, s'inscrit dans une tendance plus large de partis cherchant à rejoindre les électeurs par des voies qui contournent les médias traditionnels — une approche également moins coûteuse qu'une campagne publicitaire classique. La démarche vise notamment les publics plus jeunes ou moins engagés dans le suivi habituel de l'actualité politique. Une CAQ qui peine à remonter dans les sondages Cette initiative survient alors que la CAQ peine à retrouver son élan dans les intentions de vote malgré l'arrivée de Mme Fréchette à sa tête en avril. Un sondage Léger réalisé du 7 au 9 août et publié le 11 août plaçait le Parti québécois en tête des intentions de vote avec 30 % d'appuis, devant le Parti libéral du Québec à 24 % et la CAQ à 20 %. Selon ce sondage, seulement 48 % des répondants disaient avoir arrêté définitivement leur choix, laissant à environ la moitié de l'électorat la possibilité de changer d'avis avant le jour du vote. Un sondage Synopsis-La Presse publié le 12 août allait dans le même sens, notant que la remontée initiale de la CAQ observée après l'arrivée de Mme Fréchette semblait s'essouffler, le PQ conservant son avance. Il importe de noter que les intentions de vote peuvent évoluer, particulièrement à l'approche du déclenchement officiel d'une campagne électorale, et qu'un sondage constitue une photographie de l'opinion à un moment précis plutôt qu'une prédiction du résultat final. Contexte de précampagne Cette annonce s'inscrit dans une période de précampagne marquée par plusieurs enjeux appelés à dominer la course électorale de l'automne. Le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a récemment critiqué la stratégie du gouvernement Fréchette dans le dossier des négociations commerciales avec les États-Unis. Le PQ cherche par ailleurs à écarter la question référendaire du débat électoral, affirmant vouloir attendre la fin du mandat de Donald Trump avant d'envisager la tenue d'un référendum sur la souveraineté. De son côté, Mme Fréchette a récemment refusé de s'engager à baisser les impôts pendant la campagne, une position qui pourrait alimenter les critiques de ses adversaires dans les prochaines semaines, alors que les partis affinent leurs plateformes respectives à l'approche du déclenchement officiel des élections. À surveiller Le succès de cette approche terrain dépendra en partie de la capacité de la CAQ à convertir cette visibilité auprès des entrepreneurs en appuis mesurables dans les sondages à venir. Le prochain coup de sonde permettra de voir si la tendance à trois partis observée depuis plusieurs semaines (PQ, PLQ, CAQ) se maintient à l'approche du déclenchement officiel de la campagne.