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CAMPAGNE

Le PLQ s'apprête à lancer sa campagne, coincé entre un PQ dominant et une CAQ qui cherche son second souffle

À moins de six semaines du scrutin, Charles Milliard confirme le lancement de la campagne libérale pour le 27 août. Le PLQ, solidement deuxième dans les sondages malgré deux désistements de candidats, cherche à consolider son appui avant les débats des chefs de septembre.

24 août 2026·Équipe Le Québec Vote

À moins de six semaines du scrutin du 5 octobre, le Parti libéral du Québec de Charles Milliard confirme le lancement officiel de sa campagne pour le 27 août. Le parti, solidement installé au deuxième rang des intentions de vote, tente de consolider son appui avant les premiers débats des chefs de septembre, dans une course à cinq qui reste volatile. Le compte à rebours est désormais officiellement enclenché pour le Parti libéral du Québec. Le chef Charles Milliard doit donner le coup d'envoi de sa campagne électorale le 27 août, une semaine avant le début de la période électorale formelle qui mènera au vote du 5 octobre. L'annonce, rapportée par *La Presse*, marque un tournant pour une formation qui, après des années dans l'opposition, se retrouve depuis plusieurs mois solidement ancrée au deuxième rang des intentions de vote — juste derrière un Parti québécois qui n'a pas cédé sa place de tête depuis le printemps. Une entrée en campagne précédée de turbulences Le lancement survient après quelques semaines mouvementées pour l'équipe libérale. Le parti a dû retirer, à deux reprises depuis le début de l'été, son appui à des candidats dont les propos passés sont revenus le hanter. En juillet, la candidature de l'acteur Michel Savard, dans la circonscription de Gouin, avait été retirée après la résurgence de commentaires dans lesquels il qualifiait les militants péquistes de « nazis insignifiants » et le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, d'« haineux et mégalomane ». Le parti avait alors invoqué « de nouveaux commentaires tenus dans le passé » portés à son attention, malgré les excuses publiques du candidat. Plus récemment, un second candidat, Alain Tremblay, qui se présentait dans la circonscription de Labelle, s'est retiré de la course, forçant le parti à revoir sa formation d'équipe à quelques semaines à peine du scrutin. Ces épisodes, bien que limités en nombre, ont nourri les critiques sur la solidité du recrutement libéral dans certaines régions, à un moment où chaque candidature compte pour maximiser la présence du parti sur le terrain. Le chef Charles Milliard a néanmoins multiplié les sorties ces dernières semaines pour donner le ton de sa plateforme. Lors du congrès de l'aile jeunesse du parti à la mi-août, il a cherché à courtiser l'électorat plus jeune, un segment traditionnellement plus difficile à mobiliser pour les libéraux. Le 21 août, le PLQ a dévoilé quatre nouveaux engagements destinés aux petites et moyennes entreprises, poursuivant une séquence d'annonces à caractère économique amorcée avec la présentation, fin juillet, de l'« approche économique » du chef libéral. Cette insistance sur les enjeux économiques et le soutien aux PME s'inscrit dans une stratégie visant à se positionner comme une alternative en matière de gestion des finances publiques, un thème que M. Milliard a répété vouloir placer au cœur de sa campagne, résumant son objectif à vouloir « réparer le Québec ». Une course à cinq qui se resserre, sans bousculer la tête Sur le plan des intentions de vote, la dynamique demeure relativement stable depuis le début de l'été, même si l'écart entre les principaux partis continue de fluctuer d'un sondage à l'autre. Selon les données de la firme Synopsis publiées par *La Presse* à la mi-août, le Parti québécois de Paul St-Pierre Plamondon conserve son avance dans les intentions de vote, talonné par un Parti libéral qui occupe fermement le deuxième rang. La Coalition avenir Québec, dirigée depuis le printemps par Christine Fréchette — qui a succédé à François Legault à la tête du parti et du gouvernement —, avait connu une remontée notable après son arrivée à la direction du parti, un « effet Fréchette » qui semble toutefois s'essouffler dans les sondages les plus récents, selon plusieurs analyses publiées ce mois-ci. Le Parti conservateur du Québec d'Éric Duhaime et Québec solidaire, mené par Ruba Ghazal, complètent le peloton, avec des appuis plus concentrés régionalement : un sondage publié début juillet plaçait notamment les conservateurs en tête dans la grande région de Québec. Un sondage Léger réalisé début août indiquait par ailleurs que seulement environ 48 % des répondants disaient avoir arrêté définitivement leur choix, signe de la volatilité qui continue de caractériser cette campagne à cinq voix. Les prochains rendez-vous du calendrier électoral Le lancement de la campagne libérale précède de quelques semaines les deux débats des chefs déjà confirmés au calendrier : celui du 16 septembre, diffusé en direct sur Crave et Noovo et animé par Michel Bherer, réunira les cinq chefs de parti — Christine Fréchette (CAQ), Charles Milliard (PLQ), Paul St-Pierre Plamondon (PQ), Ruba Ghazal (QS) et Éric Duhaime (PCQ) —, tandis qu'un second débat est prévu le 23 septembre à Radio-Canada. Ces deux rendez-vous télévisés seront déterminants pour les chefs de deuxième et troisième plan, qui chercheront à convaincre un électorat encore largement indécis avant le jour du vote. D'ici là, l'entrée en scène officielle du PLQ le 27 août sera scrutée de près : elle donnera le coup d'envoi d'une phase plus intense de la campagne, où chaque parti devra transformer ses engagements sectoriels en message électoral cohérent, à un moment où les sondages suggèrent qu'aucune formation n'a encore pris une avance décisive dans la course au deuxième rang.