Logement abordable et accès à l'habitation
Disponibilité et prix des logements locatifs, construction, logement social et communautaire, accès à la propriété et protection des locataires.
Nommé comme priorité par 11 % des répondant·e·s dans le sondage le plus récent mesurant les priorités des électeurs (voir sources).
Le logement abordable arrive au troisième rang des priorités mesurées par Léger. Malgré une détente du taux d'inoccupation en 2025, les logements les plus abordables demeurent rares et les loyers ont continué d'augmenter.
- Comment accélérer la construction de logements?
- Quelle part réserver au logement social, communautaire et abordable?
- Comment agir sur les loyers et la protection des locataires?
- Comment soutenir les premiers acheteurs?
- Quel rôle pour les municipalités et le zonage?
Soutien à l'accès à une première propriété et pouvoirs accrus aux municipalités pour accélérer la construction de logements.
Faciliter l'accès à la propriété et augmenter l'offre en réduisant les obstacles réglementaires et fiscaux.
Retirer des obstacles à la construction avec une cible à terme de 100 000 logements par année; le parti propose aussi des mesures fiscales pour stimuler la construction neuve. Engagement régional pour l'Est de Montréal (21 septembre 2026) : ajouter des logements sociaux et abordables à proximité du transport collectif et requalifier des terrains contaminés à des fins résidentielles. Plan habitation du 1er septembre 2026 : investir 1,5 G$ sur cinq ans pour 40 000 logements sociaux et abordables additionnels (cible de 10 000 par année en fin de mandat), priorisant personnes en situation d'itinérance, jeunes sortant de la DPJ, aînés, étudiants, femmes victimes de violence conjugale et personnes en situation de handicap — présenté comme un engagement à court terme distinct de la cible de 100 000 logements par année.
Augmenter l'offre et la densification, soutenir le logement social, abordable et coopératif, renforcer les droits des locataires et faciliter l'accès à la propriété.
La plateforme électorale (p.9) propose de plafonner les hausses de loyers à l'inflation, de renforcer la protection des locataires, d'agir sur les logements vacants et d'accroître le logement social. Un communiqué du 29 septembre 2026 réaffirme séparément un maximum de 3 %. Les sources consultées ne précisent pas si ce plafond de 3 % remplace la formule d'indexation à l'inflation ou s'y ajoute comme borne supérieure; aucune formule combinée n'est présumée ici.
Augmenter de 50 % le budget des soins à domicile; offrir une aide financière de 10 000 $ pour couvrir une partie des travaux de transformation d’une propriété en maison intergénérationnelle; bonifier de 10 M$ par année le Programme d’adaptation de domicile; faciliter l’accès au crédit d’impôt pour le maintien à domicile et simplifier l’accès aux services via les CLSC.
Créer un crédit pouvant atteindre 7 500 $ par domicile.
Financer 2 000 logements abordables supplémentaires pour des aînés autonomes.
Soutenir la création de huit maisons d’hébergement de première étape.
Rendre le crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation remboursable et le bonifier pour qu’il puisse atteindre 7 000 $, contre un maximum de l’ordre de 1 400 $ actuellement. Le crédit s’appliquerait aux propriétés neuves comme existantes. La mesure nécessiterait une modification législative ou réglementaire, conditionnelle à une réélection.
Dans sa plateforme immigration dévoilée le 14 septembre, le PCQ propose de réduire de 25 % les prestations d’aide sociale versées aux demandeurs d’asile, de limiter leur accès prioritaire aux garderies et aux logements subventionnés au profit des Québécois déjà établis, et de privilégier davantage l’immigration économique ainsi que des critères de compatibilité culturelle et sociale.
Faire du logement une priorité nationale et permettre, à terme, la construction de 100 000 logements par année au Québec.
Rembourser 36 % de la TVQ sur une maison ou un condo neuf admissible, jusqu’à 10 000 $, avec un mécanisme bonifié pour les plex.
Simplifier les règles, réduire les délais et s’attaquer aux obstacles réglementaires et à la pénurie de main-d’œuvre afin d’accélérer la construction.
Accroître les leviers des municipalités pour qu’elles puissent contribuer plus efficacement à l’augmentation de l’offre de logements.
Lancer un chantier d’allègements réglementaires, harmoniser le Code du bâtiment à l’échelle québécoise et réduire le nombre d’étapes des projets.
Fournir rapidement un logement aux personnes en situation d’itinérance puis offrir le suivi en santé mentale, dépendance et services à domicile requis.
Limiter les augmentations de loyer au taux d’inflation dans le plan Habitation de la prochaine campagne électorale.
Mettre en place des mesures visant les logements vacants et abandonnés.
Interdire les offres d’achat à l’aveugle afin de modifier le fonctionnement des transactions immobilières.
Rendre anonymes les dossiers du TAL afin de limiter l’utilisation de l’historique judiciaire d’un locataire à des fins discriminatoires.
Renforcer les sanctions applicables aux propriétaires fautifs à répétition.
Imposer intégralement les gains en capital réalisés lors de la vente d’immeubles locatifs à revenus.
Instaurer un registre national des loyers afin de rendre l’historique des loyers accessible.
Présenter un plan d’accès à la propriété comprenant un remboursement de TVQ pouvant atteindre 45 000 $ pour les premiers acheteurs d’une maison neuve ou pour l’autoconstruction; faire passer le crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation de 1 400 $ à 3 000 $; alléger le fardeau réglementaire de la construction, harmoniser l’application du Code du bâtiment, réduire la paperasse et créer un mécanisme de certification des immeubles préfabriqués et standardisés avec un délai cible de 30 jours pour accélérer l’approbation des permis.
Libéraliser la construction résidentielle afin de stimuler l’offre et l’accès à la propriété, notamment en réduisant le nombre de métiers réglementés, en facilitant la libre circulation de la main-d’œuvre, en simplifiant le Code de construction, en requalifiant certaines terres agricoles, en exemptant le secteur résidentiel de la loi R-20 et en limitant certains recours devant le Tribunal administratif du logement. Le parti veut aussi revoir l’ensemble des programmes d’aide au logement.
Le cadre financier de Québec solidaire prévoit 11,8 G$ d’investissements en logement sur quatre ans, incluant la construction de 50 000 logements sociaux et communautaires.
Créer un fonds d’urgence de 250 M$ pour l’itinérance afin de mieux soutenir les municipalités, en plus de l’engagement déjà annoncé d’investir 100 M$ supplémentaires en mesures d’aide et d’accompagnement au logement.
Investir 1,5 G$ pour créer 6 000 logements de transition, couplés à un accompagnement psychosocial de 135 M$ par année (ces logements font partie des 50 000 logements sociaux et communautaires promis), renouveler pour 2027-2032 le plan d’action québécois contre l’itinérance en doublant les sommes qui y sont consacrées, soit 112 M$ par année, et nommer un superministre chargé de coordonner l’action gouvernementale en matière d’itinérance.
Faire de la lutte à l’itinérance la grande priorité sociale de la première année et viser une réduction de moitié du nombre de personnes itinérantes d’ici 2030. Le PQ précise (communiqué du 18 septembre) un plan d’un milliard de dollars sur quatre ans, dont 400 M$ pour du logement adapté et 600 M$ pour des programmes sociaux et de la prévention.
Ajouter 40 000 logements en cinq ans, atteindre 10 000 unités par année en fin de mandat et 20 % de logements hors marché en 2050.
Créer un prêt gouvernemental sans intérêt couvrant jusqu’à 15 % d’une habitation neuve ou 5 % d’une habitation existante, sous le prix médian.
Créer un projet pilote de maisons offertes sous le prix du marché.
Bonifier les mesures d’aide et d’accompagnement au logement destinées aux personnes en situation d’itinérance ou à risque de le devenir.
Ajouter 1 000 suppléments au loyer axés sur la prévention de l’itinérance.
Ajouter 1 000 suppléments au loyer avec accompagnement pour les personnes en situation d’itinérance.
Réaliser le projet Agora Déclic, dans l’ancien couvent des Franciscains (Rosemont, Montréal) : 144 logements destinés à des jeunes issus de la DPJ, avec soutien psychosocial et aide à la persévérance scolaire. Coût de fonctionnement de 7 M$ par année, pour un coût total (construction et fonctionnement) de 70 M$. Le PQ présente cet engagement comme s’ajoutant à son objectif déjà suivi de réduire de moitié l’itinérance d’ici 2030.
Chronologie des déclarations
Éléments documentés sur cet enjeu, dans l’ordre des dates. Cette chronologie n’indique ni changement de position, ni contradiction, sauf lorsqu’une source attribuée le dit explicitement. Elle ne couvre que les entrevues, débats et sources recensés : un parti absent d’une date n’a pas nécessairement gardé le silence. Méthodologie.
- Source publiéeCAQ
Coalition avenir Québec — Le gouvernement Fréchette présente son bilan et répond aux priorités des Québécois
- EntrevuePLQ
Défend l’ambition et cite le besoin de 90 000, mais l’explication opérationnelle est interrompue et demeure incomplète.
- EntrevueQS
Conteste la causalité, cite les hausses actuelles et ajoute un plan d’offre de logements abordables.
- Source publiéePLQ
Parti libéral du Québec — Hôpital Maisonneuve-Rosemont, transport collectif et logement : le Parti libéral du Québec présente son plan pour l’Est de Montréal
- Source publiéeQS
Québec solidaire — Plan Habitation de Québec solidaire — plateforme et communiqué jeunesse du 29 septembre