Transport, mobilité et infrastructures
Entretien routier, transport collectif, grands projets, mobilité régionale, congestion et financement durable des réseaux.
La rénovation des infrastructures est l'une des priorités gouvernementales de 2026, tandis que le transport collectif cherche un modèle financier durable dans un contexte de coûts croissants.
- Quelle part investir dans routes et transport collectif?
- Comment financer durablement l'exploitation du transport collectif?
- Quels grands projets prioriser?
- Comment réduire la congestion?
- Comment répondre aux besoins de mobilité des régions?
Engagements de campagne : fusionner les programmes d’infrastructures municipales en un seul transfert annuel prévisible et y ajouter 1 G$ à partir de 2027, en priorité pour les infrastructures essentielles en eau; investir 26 M$ sur quatre ans pour pérenniser le réseau de navettes fluviales de la région métropolitaine et prolonger leur saison jusqu’au 1er novembre. Déjà en cours au gouvernement Fréchette : investissements dans les infrastructures, maintien de projets routiers et consolidation du financement du tramway de Québec.
Limiter les nouvelles infrastructures aux projets les plus névralgiques et à fort impact économique (le troisième lien est cité en exemple) et explorer activement des partenariats public-privé bien encadrés; mettre sur pause le projet de tramway TramCité à Québec afin de préciser sa facture, estimée à 7,6 G$, avant d’aller plus loin. Plan du 28 septembre 2026 : consacrer 80 % du Programme québécois des infrastructures (PQI) au maintien des actifs existants plutôt qu'à de nouvelles constructions; viser une réduction du déficit de maintien à 6-7 % de la valeur de remplacement des infrastructures en cinq à sept ans; accroître de 10 % la productivité du secteur de la construction en adoptant des devis de performance plutôt que des devis de protocole, avec un recours accru aux partenariats public-privé.
Réaliser les engagements d'infrastructure présentés pour la Capitale-Nationale. Engagements régionaux additionnels pour l'Est de Montréal (21 septembre 2026) : achever la ligne bleue du métro et rechercher un consensus pour un réseau structurant de transport collectif (REM ou tramway). Annonce du 22 septembre 2026 : élargir l'autoroute 30 entre Brossard et Boucherville (une voie par direction, réaménagement des échangeurs, gestion dynamique réservée au transport collectif et au covoiturage), dans un premier mandat, sans coût publié. Cette cellule reste limitée aux projets expressément nommés dans la plateforme et ces annonces régionales, sans en faire une politique nationale de transport.
Prioriser les infrastructures routières, hospitalières, scolaires et de transport collectif plutôt que le projet ferroviaire Alto dans sa forme actuelle. Déclaration du chef le 25 septembre 2026 : aucun troisième lien Québec-Lévis ne serait construit pendant un premier mandat péquiste; le PQ s’engage à livrer le projet de tramway de Québec, à ajouter des autobus et à étudier l’ajout d’une septième voie dynamique sur le pont Pierre-Laporte. Plan environnement 2026-2034 : créer une Passe mobilité au coût de 95 $ par mois donnant accès à l'ensemble des réseaux de transport collectif urbains et régionaux du Québec, avec intégration du transport interurbain par autocar via un tarif forfaitaire additionnel par trajet. Mesure nationale, distincte des projets régionaux Québec-Lévis.
Rendre le transport collectif gratuit pour les 25 ans et moins et les 65 ans et plus, et offrir un crédit couvrant 20 % du titre de transport aux autres usagers. Annonce du 25 septembre 2026 : mettre en place, dès le premier mandat, un réseau public de transport interurbain par autocar sous une bannière commune, avec une augmentation considérable des trajets et des fréquences dans toutes les régions; aucun coût n’est publié dans le communiqué. Annonce du 18 septembre 2026 : investir 2 G$ additionnels pour les infrastructures municipales dès le premier mandat et 23 G$ sur dix ans pour le transport collectif, en plus du financement de 500 M$/an prévu pour compenser la gratuité transport jeunes/aînés.
Mettre sur pause le projet de tramway TramCité à Québec afin de préciser sa facture, estimée à 7,6 G$, avant d’aller plus loin. Éric Duhaime affirme vouloir porter à l’Assemblée nationale la position des opposants au projet.
Soutenir les projets de transformation du Port de Québec, notamment l’ajout de conteneurs via le projet de QSL, sous réserve de l’acceptabilité sociale.
Mandater le MTMD pour étudier le réaménagement de l’intersection Henri-IV–Industrielle et permettre la circulation sur les accotements afin de réduire la congestion à Val-Bélair.
Reconfigurer l’autoroute Dufferin-Montmorency entre le secteur D’Estimauville et la chute Montmorency afin de mieux intégrer la circulation avec la promenade.
Remettre en place le financement du pont d’étagement Robert-Bourassa et inscrire le projet au Plan québécois des infrastructures.
Poursuivre les études sur le troisième lien; le communiqué ne promet pas à ce stade sa construction.
Terminer les travaux de la tête des ponts afin de réduire l’effet d’entonnoir et la congestion.
Transformer l’autoroute Laurentienne en boulevard urbain entre les rues Soumande et de la Croix-Rouge.
Travailler avec Alto afin que le projet de TGV s’intègre au réseau routier et au réseau de transport collectif de Québec.
Accélérer le remplacement des navires de la traverse Québec-Lévis dont la durée de vie utile approche de sa fin.
Finaliser la première phase du projet TramCité puis lancer les études pour les phases suivantes vers les banlieues, notamment en évaluant l’utilisation d’infrastructures ferroviaires existantes.
Déployer la phase 4 de la Promenade Samuel-De Champlain selon le plan de la Commission de la capitale nationale.
Porter le PQI à 180 G$, soit 13 G$ de plus, et consacrer 75 % au maintien des actifs.
Prioriser l’expansion et la modernisation de la Cité-de-la-Santé, seul hôpital desservant plus de 460 000 personnes à Laval, afin d’augmenter les places d’hospitalisation, de réduire la pression aux urgences et d’adapter les installations aux besoins en périnatalité, pédiatrie, néonatalogie, santé mentale et autres soins spécialisés. Le PLQ associe l’engagement à un renforcement des soins de proximité et à une porte d’entrée publique de télésanté.
Rendre le transport collectif gratuit pour les personnes de 25 ans et moins ainsi que pour les 65 ans et plus, accorder un crédit d’impôt de 20 % aux autres usagers du transport collectif et compenser les sociétés de transport afin que ces mesures ne réduisent pas le niveau de service.
Offrir une passe à 95 $ par mois utilisable dans toutes les sociétés de transport du Québec et donnant aussi des rabais sur l’autocar interurbain.
Lancer un chantier d’allègements réglementaires, harmoniser le Code du bâtiment à l’échelle québécoise et réduire le nombre d’étapes des projets.
Modifier les règles afin de faciliter la participation de plus petits joueurs aux projets publics et diminuer les coûts.
Faire participer les entrepreneurs à la conception et alléger la reddition de comptes dans la construction publique.
Retirer le Québec du projet Alto et demander au fédéral le transfert sans condition de la part québécoise estimée par le parti à près de 40 G$ pour les infrastructures prioritaires.
Renforcer les amendes, viser aussi les employeurs et donneurs d’ouvrage, élargir la surveillance aux frontières et donner davantage de moyens aux contrôleurs routiers.
Évaluer dès le départ le mode de réalisation offrant la meilleure valeur pour chaque projet public de plus de 10 M$, incluant les modes collaboratifs et les PPP; créer un catalogue québécois de modèles et composantes standardisés; annoncer plus tôt les intentions gouvernementales de rénovation et de construction; déposer un projet de loi inspiré de Q5 pour permettre une autorisation gouvernementale unique aux projets prioritaires d’envergure nationale.
Abolir et fusionner les nombreux programmes en infrastructures en un seul transfert annuel et prévisible aux municipalités, ajouter 1 G$ aux programmes existants — investissements qui serviraient en priorité aux infrastructures essentielles en eau — à partir de 2027, et retirer la disposition permettant au ministre de l’Éducation d’exiger des municipalités la cession gratuite d’un terrain pour un centre de services scolaire.
Investir 26 M$ sur quatre ans pour faire des navettes fluviales de la région métropolitaine une composante permanente du réseau de transport collectif et prolonger la saison jusqu’au 1er novembre.
Un gouvernement Fréchette s’engage à développer de nouveaux corridors commerciaux, en commençant par un corridor Québec–Europe–Afrique du Nord appuyé sur la Francophonie économique, à nommer un Envoyé spécial au développement du Saint-Laurent et du commerce maritime, à investir 300 M$ dans les infrastructures portuaires et le corridor du Saint-Laurent (objectif : mobiliser près de 2 G$ en investissements privés et fédéraux) et à créer une enveloppe de 90 M$ pour la filière de la construction navale, particulièrement les PME.
Élargir l'autoroute 30 entre Brossard et Boucherville en ajoutant une voie par direction, réaménager les bretelles et échangeurs, et réserver la nouvelle capacité au transport collectif et au covoiturage par une gestion dynamique, dans un premier mandat. Aucun coût n'est publié.
Rehausser le PQI à 195 G$ sur dix ans à compter de 2027.
Affecter 75 % du PQI au maintien jusqu’à ce qu’au moins 80 % des infrastructures publiques soient dans un état satisfaisant ou meilleur.
Modifier la Loi sur les infrastructures publiques afin que le PQI repose sur un horizon de planification de 25 ans.
S’engager à élargir l’autoroute 50 en Outaouais et à livrer les travaux dans un horizon de 10 ans.
Mandater CDPQ Infra pour réaliser un projet de transport collectif structurant reliant, en phase 1, la station Honoré-Beaugrand à la Pointe-de-l’Île (tronçon souterrain à Tétreaultville, avec correspondance intermodale vers la gare Pointe-aux-Trembles), puis, en phase 2, prolonger vers Repentigny. La phase 1 débuterait après la fin des travaux du REM de l’Ouest, prévue en 2027. Le PQ prévoit aussi d’accroître l’entretien du métro, notamment en remplaçant les trains M-73 par des Azur sur la ligne verte, et d’étudier une connexion Anjou–Honoré-Beaugrand.
Créer, dès le premier mandat d’un gouvernement solidaire, un réseau public de transport interurbain par autocar sous une bannière commune, avec une augmentation considérable des trajets et des fréquences pour desservir rapidement toutes les régions du Québec. Aucun coût n’est publié dans le communiqué du 25 septembre 2026.
Étudier l’ajout d’une septième voie dynamique sur le pont Pierre-Laporte, dans le cadre de sa position excluant un troisième lien Québec-Lévis pendant un premier mandat. Annoncé par le chef Paul St-Pierre Plamondon le 25 septembre 2026; aucun échéancier ni coût publié.