Régions, main-d'œuvre et ressources naturelles
Pénuries de travailleurs, vitalité régionale, mines, forêt, agriculture, transformation locale et partage des retombées économiques.
Les diagnostics 2026 prévoient encore de nombreux déficits de main-d'œuvre à l'horizon 2029. Ces pénuries se combinent aux besoins de développement et d'infrastructures dans plusieurs régions.
- Comment attirer et retenir les travailleurs en région?
- Quels secteurs de ressources naturelles développer?
- Comment augmenter la transformation locale?
- Comment partager les revenus et retombées avec les communautés?
- Comment adapter immigration et formation aux besoins régionaux?
Plan du 21 septembre 2026 : plus de 300 M$ additionnels pour les régions ressources, 152 M$ pour la forêt et 50 M$ pour la relève agricole. Annonce du 25 septembre 2026 : 200 M$ pour tripler le soutien aux commerces de proximité en région et requalifier des bâtiments patrimoniaux, dont 100 M$ dédiés spécifiquement à la requalification patrimoniale par appel de projets annuel. S’ajoute au soutien déjà annoncé aux économies régionales et aux secteurs exposés aux chocs commerciaux, notamment la forêt, les minéraux critiques et l’industrie. Politique de l'érable du 2 octobre 2026 : investissements en recherche face aux changements climatiques et ravageurs, hausse des amendes et des tests d'authenticité (Centre ACER) contre la fraude, réservation de 50 000 hectares en forêt publique à potentiel acéricole, soutien à de nouveaux marchés d'exportation et assouplissement des règles d'agrotourisme pour les cabanes à sucre; aucun montant budgétaire détaillé donné pour cette politique.
Créer des tables régionales décisionnelles et transférer davantage de pouvoirs, de responsabilités et d’enveloppes aux régions, aux MRC et aux municipalités. En agriculture : n’imposer aucune nouvelle réglementation restrictive pendant quatre ans et alléger les règles existantes; moderniser la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles et réduire les délais de traitement à la CPTAQ; faire de la transformation alimentaire primaire un service essentiel assorti d’un service minimum; créer une garantie couvrant 25 % des prêts pour l’achat de jeunes bovins; maintenir la gestion de l’offre. Annonce du 27 septembre 2026 : abolir la limite du Règlement sur l'autorisation d'aliénation ou d'utilisation d'un lot fixant à 20 le nombre de réceptions permises par année et à 100 le nombre de personnes par réception sur une terre agricole, pour favoriser l'agrotourisme. Annonce du 30 septembre 2026 : réserver des sièges avec droit de vote aux nations autochtones dans les 17 tables régionales décisionnelles, selon le territoire concerné — voir aussi la plateforme autochtone plus large du parti (enjeu Premières Nations et Inuit).
Porter de 4,4 % à 8 % la part des infrastructures municipales dans le Plan québécois des infrastructures, simplifier les programmes et créer des leviers pour les collectivités minières et les services régionaux. En foresterie : déposer dès la première année un projet de loi modernisant le régime forestier, rapprocher les décisions des régions, réaffirmer le principe de résidualité (le bois disponible en forêt privée est pleinement considéré avant de recourir à la forêt publique) et considérer systématiquement les produits québécois du bois dans les projets publics lorsqu'ils représentent une solution appropriée. Annonce du 26 septembre 2026 : rendre gratuits les accès quotidiens aux 23 parcs nationaux administrés par la Sépaq pour les Québécois et les résidents des autres provinces et territoires canadiens, afin de favoriser l'accès au territoire et le tourisme régional; aucun coût n'est publié.
Investir au moins 450 M$ additionnels en agriculture sur quatre ans et faire progresser à terme la part du budget québécois consacrée au secteur, notamment pour la relève, les érablières publiques et l'approvisionnement québécois. S'ajoute un volet bioalimentaire annoncé le 29 septembre 2026 (certification « Qualité Québec », chaire de recherche bioalimentaire, cible de 75 % d'approvisionnement institutionnel québécois) — voir PR-0339 pour le détail, non répété ici afin d'éviter un double compte avec le financement agricole de 450 M$ ci-dessus.
Redonner des pouvoirs aux régions, renforcer la concertation forestière et accroître la gouvernance régionale des ressources.
Réformer la méthode de distribution du Fonds vert afin que les sommes provenant du secteur agricole reviennent au secteur, pour une redistribution de 560 M$ sur quatre ans; moderniser la Financière agricole du Québec, adapter les programmes aux réalités régionales, prioriser la relève et faciliter le transfert des fermes, assurer un financement stable des Travailleurs de rang, simplifier la réglementation agroalimentaire, développer des pôles logistiques régionaux, accroître les achats d’aliments québécois dans les institutions publiques et financer des initiatives de coupons nourriciers.
Investir au minimum 450 M$ supplémentaires en agriculture sur quatre ans et faire passer progressivement la part du budget dédiée à l’agriculture de 0,9 % à 1,5 % sur dix ans. Le plan prévoit aussi le principe de zéro perte nette de territoire agricole, 10 M$ en 2027-2028 pour la Fiducie agricole UPA-Fondaction, 50 000 nouveaux hectares d’érablière en forêt publique, des outils financiers pour la relève et une cible de 75 % de produits québécois dans les institutions publiques.
Doubler l’enveloppe du Programme de partage des revenus des redevances sur les ressources naturelles de 38 M$ à 76 M$ par année à compter de 2027, en priorisant les régions productrices.
Rendre gratuits les accès quotidiens des 23 parcs nationaux administrés par la Sépaq pour les Québécois et les résidents des autres provinces et territoires canadiens, afin de démocratiser le plein air et rapprocher les Québécois de la nature. Aucun coût n'est publié par le parti. Annoncé le 26 septembre 2026.
Lancer rapidement après l’élection un appel à projets pilotes permettant aux régions de tester de nouvelles façons de pratiquer la foresterie; tenir un Chantier national sur la forêt réunissant les régions, l’industrie et les Premières Nations; réviser le régime forestier à partir des projets pilotes et du Chantier; injecter 144 M$ supplémentaires pour moderniser les usines, accélérer l’innovation, soutenir la construction en bois au Québec et adapter les programmes d’aide aux entrepreneurs forestiers.
Paul St-Pierre Plamondon s’engage, s’il est élu, à régler le dossier du Club Appalaches afin de compléter le déclubbage des terres publiques amorcé sous le gouvernement de René Lévesque en 1977-1978 et de rétablir un accès public équitable au territoire concerné, dans la MRC des Basques. L’engagement fait suite à une motion déjà déposée par le PQ à l’Assemblée nationale.
Le PCQ s’engage à n’imposer aucune nouvelle réglementation restrictive en agriculture pendant quatre ans et à alléger les règles existantes. Après consultation, il moderniserait la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, donnerait plus de latitude aux MRC pour le morcellement de terres non dynamiques destiné à des projets agricoles en circuit court et réduirait les délais de traitement à la CPTAQ. Précision du 27 septembre 2026 : abolir la limite du Règlement sur l'autorisation d'aliénation ou d'utilisation d'un lot fixant à 20 le nombre de réceptions permises par année et à 100 le nombre de personnes par réception sur une terre agricole, pour favoriser l'agrotourisme.
Accroître les leviers des municipalités pour qu’elles puissent contribuer plus efficacement à l’augmentation de l’offre de logements.
Créer un fonds financé par une part des revenus de l’impôt minier et fournir aux MRC minières une enveloppe stable et prévisible pour des projets structurants.
Fixer une cible d’environ 40 000 et remplacer les permis fermés à un employeur par des permis régionaux et sectoriels.
Alléger la réglementation, permettre la distribution et la vente directe de produits artisanaux, regrouper des permis et ouvrir davantage la distribution hors SAQ.
Cesser de faire payer des redevances à la SAQ lorsqu’un produit est vendu directement sans son intermédiaire.
Mettre en place 17 tables régionales avec davantage de pouvoirs notamment en immigration, développement économique et ressources naturelles.
Présenter un plan agricole de 56 M$ : maintenir le remboursement de la contribution des producteurs agricoles à la bourse du carbone; faire passer la contribution gouvernementale au Fonds d’investissement pour la relève agricole (FIRA) de 50 M$ à 100 M$, afin de porter sa capitalisation à au moins 150 M$; bonifier le Programme services-conseils pour faciliter les transferts de fermes; simplifier le régime d’autorisation environnementale agricole et appliquer la règle du deux pour un; défendre intégralement la gestion de l’offre et s’opposer à toute nouvelle concession commerciale qui l’affaiblirait.
Déposer, dès la première année du mandat, un projet de loi pour moderniser le régime forestier : plus de prévisibilité pour la filière, planification simplifiée, décisions rapprochées des régions, réaffirmation du principe de résidualité (le bois disponible en forêt privée doit être pleinement considéré avant de recourir à la forêt publique) et protection de la pérennité de la sylviculture. Les produits québécois du bois seraient systématiquement considérés dans les projets publics de construction, de rénovation et d’infrastructure lorsqu’ils représentent une solution appropriée.
Rendre gratuits les permis de chasse et de pêche pour les résidents du Québec (environ 49,62 M$/an) et investir 5 M$ par année pour aider les fédérations et associations à entretenir les sentiers de véhicules hors route (environ 60 000 km de sentiers fédérés et 490 000 km de chemins multiusages), pour un total d'environ 55 M$ par année. Annonce du 29 septembre 2026 (Christine Fréchette).
Créer une certification volontaire « Qualité Québec » pour les produits locaux répondant à des normes de qualité supérieures; créer une chaire de recherche universitaire en politique bioalimentaire pour conseiller le gouvernement et comparer le cadre réglementaire canadien aux normes européennes et américaines; viser 75 % d'approvisionnement en produits québécois dans les institutions publiques; bonifier l'éducation nutritionnelle scolaire et multiplier les marchés publics de vente directe des agriculteurs. Financé par 400 M$ sur quatre ans, provenant du retrait de la réduction de TVQ sur certains produits d'épicerie. Annonce du 29 septembre 2026.
Former davantage de médecins de famille en région avec le réseau de l’Université du Québec.
Consolider et agrandir le réseau de la SÉPAQ, notamment par des parcs et de l’hébergement.
Créer une tarification différenciée favorisant les résidents du Québec dans les parcs de la SÉPAQ.
Exiger que 20 % de la berge d’un terrain public riverain vendu demeure accessible au public ou réservée à des fins récréatives.
Modifier la loi pour mieux protéger civilement les propriétaires riverains offrant gratuitement un accès public.
Assurer une place à l’Abitibi-Témiscamingue au Conseil des ministres.
Créer un volet « collectivités minières » transférant aux régions 10 % des revenus de redevances minières.
Réorganiser les processus d’autorisation et d’octroi de permis afin d’accélérer les projets miniers.
Consulter le secteur forestier et les Premières Nations puis déposer un régime forestier davantage décentralisé.
Se doter d’une politique d’achat québécois favorisant le bois local.
Dans le cadre d’une enveloppe combinée de 200 M$ annoncée le 25 septembre 2026 (qui couvre aussi la requalification de bâtiments patrimoniaux, voir PR-0300), tripler les investissements dans les commerces de proximité en région par une expansion du Fonds régions et ruralité (FRR). Le communiqué ne précise pas la part du 200 M$ allant spécifiquement à ce volet.
Créer un fonds de 100 M$, avec un appel de projets lancé chaque année, pour requalifier des bâtiments patrimoniaux (églises, presbytères, couvents) en logements, espaces communautaires, milieux de travail ou lieux de diffusion; le parti annonce aussi une révision des exigences du code du bâtiment qui bloquent des projets viables. Fait partie de l’enveloppe combinée de 200 M$ annoncée le 25 septembre 2026 avec le soutien aux commerces de proximité (voir PR-0299).
Développer, avec les municipalités, une stratégie nationale de prévention des feux de forêt, dans une approche qui aborde aussi la prévention des inondations. Annoncé le 25 septembre 2026, sans budget ni échéancier publié.